Quand les fonctionnaires s’organisent

Aujourd’hui, lors d’une réunion entre représentants de divers établissements pour mettre en place des espaces collaboratifs de travail, une “mamie” s’insurge contre l’agenda partagé :

“Mais alors, ça veut dire que les gens des autres établissements vont connaître notre emploi du temps entier, et pas seulement les réunions qu’on a avec eux?”

Ben oui.

On n’est pas des concurrents dans le privé, ma bonne dame, ici. On est tous des fonctionnaires. Que t’importe que Machin sache qu’à 9 heures, jeudi prochain, tu as une réunion de service?

Pourtant, la logique de la “mamie” l’a emporté. Question de principes, paraît-il. L’idée d’un logiciel d’agenda partagé sera abandonnée au profit d’un bon vieux planning de réunions fait tous les quinze jours sous Excel.

Il semble donc que dans la fonction publique, aujourd’hui, la “logique d’établissement” reste la norme. Chacun son clocher, et les contribuables seront bien servis…

2 Réponses vers «Quand les fonctionnaires s’organisent»

  1. Leila (de chez martin) à dit:

    bonjour,
    il me semble, simple petit grain de sel, que dans les agendas partageables, on peut choisir de mentionner certains “éévénements” en tant que “publics” et en garder d’autres “privés”.
    Enfin, en général, les agendas partagés fonctionnent comme ça, non? et du coup, ça fait moins peur aux craintifs de l’informatique.

  2. crookemadame à dit:

    @Leila : C’est ce qu’on a essayé d’expliquer à la dame… mais peur quand même elle avait.

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