Écrire

8 avril 2008

Se réveiller. Bâiller. Gémir. Se lever. Descendre l’escalier. Découvrir la prégnance du tabac froid dans le salon, les verres au reliquat parfumé de mauvais vin, les croûtes de fromage et de pizza sur le bord des assiettes, le dvd de Rohmer qui traîne toujours sur la table.

Soupirer.

Entreprendre un vidage de cendrier, d’assiettes, emplissage d’évier, eau chaude, ouverture de fenêtre, éjection de la poubelle pleine sur le palier ; respirer.

Se préparer un thé vert au gingembre. Être doucement éveillée par son goût piquant, et par l’air frais qui entre par la fenêtre, juste au-dessus du radiateur qui sans comprendre, continue de chauffer.

Se dire que, quand même : “c’était une excellente soirée”.